Randonnée par Pontet

Pontet 

Données techniques

Difficulté: Facile

Difficulté technique:S2

Modalité: Raquettes

Longitude: 7 km

Temps: 3h

Dénivelé: +600

Classe terrain avalancheux: Exigeant

Description

Au cœur de l’hiver, lorsque l’épaisseur de neige est généreuse et surtout après un bon épisode neigeux, nous proposons cette randonnée en raquettes, en partant de la bouche nord du tunnel, pour nous aventurer dans le secteur de Pontet. Après avoir remonté la forêt de sapins, l’itinéraire nous révèle la sierra de Fontfreda en toile de fond et un paysage d’origine glaciaire, formé par les moraines, petites cuvettes et cirques, ainsi que des aiguilles pointues. De manière sûre et privilégiée, nous arriverons au pied du Tuc des Hemnes qui, sans aucun doute, est l’une des plus belles cartes postales de la Vallée d’Arán.

Depuis l’aire de stationnement de la bouche nord du tunnel, avec une neige presque continue, nous suivons la piste qui s’aplanit sur l’ubac jusqu’à rencontrer le chemin d’été vers le Pòrt de Vielha. Nous remontons la sapinière en suivant le chemin ou par l’endroit plus large en zigzaguant jusqu’à sortir du bois à la cabane deth Pontet. Nous continuons en douceur par le côté droit de la rivière jusqu’au Pontet, et la croix de fer rouge. Nous traversons la gorge au lieu de suivre le chemin d’été qui monte sur la moraine, nous continuons par le fond de la vallée, en prenant de l’altitude progressivement. Lorsque le terrain commence à s’incliner, nous tournons en direction de l’est pour nous arriver sur une autre moraine, apparaissant clairement devant nous. Nous continuons à prendre de la hauteur par le fil de la moraine en direction du sud et, entre les pins épars et un petit tronçon de pente plus escarpée, nous arrivons jusqu’à l’altitude de 2 000 m. Nous nous trouvons soudain devant l’imposant Tuc des Hemnes et le cirque qu’il forme avec le Tuc et la Lame de Sarrahèra. Nous pouvons commencer la descente en empruntant le même itinéraire que celui de la montée, ou bien en prenant la vallée orientée nord-ouest qui descend directement à la rivière de Fontfreda. Là, nous rencontrons la route de montée que nous ne quittons plus jusqu’au point de départ.

Tuc dera Pincèla

Tuc dera Pincèla | Era Ribèra

Données techniques

Difficulté: Moyenne

Difficulté technique:BE-S3

Modalité: Ski de randonnée

Longitude: 12 km

Temps de montée 3h30 et la descente 1h30

Dénivelé: +1115

Classe terrain avalancheux: Exigeant

Description

Le Tuc dera Pincèla, malgré son altitude modeste, domine les vallées du nord d’Arán. Situé entre les cours du Unhòla, du Varradós et du Salient, nous pourrons admirer du sommet, vers le nord, les collines de la frontière avec la France, et vers le sud, toute la crête qui divise les Pyrénées. L’ascension s’effectue par un terrain lisse et herbeux, très différent du substrat granitique du sud de la vallée, et offre des lames larges et douces, très appropriées à des périodes de la saison où la neige se fait rare.

Quand la neige est présente au fond de la vallée, nous entamerons la montée depuis le village-même de Bagergue, ou si la piste est propre, nous nous épargnerons un tronçon plat plus ou moins long jusqu’à la Bòrda depuis Peró. De là, l’option d’ascension la plus sûre vers le Plan de Moredo est de monter en suivant le chemin d’été par l’adret et traverser la gorge de Moredo dans la partie plus haute et moins encaissée. Si la neige est rare sur les adrets et sa stabilité est bonne, nous traversons la gorge de Moredo sur le côté de Bòrda et gagnons en hauteur par les prés ouverts, sans faire de détour par la piste, d’abord en direction de l’ouest, puis du nord-ouest. Nous devrons traverser quelque gorge secondaire. Nous retrouvons à nouveau la piste et la suivons en directions du Plan de Moredo. Il faut prêter attention, car c’est un tronçon exposé à des avalanches humides et glissements fréquents qui descendent de la Lame de Hèr. Avant d’arriver au Plan de Moredo, nous pouvons abandonner la piste pour entrer dans la Coma d’Arenho. Nous éviterons le canal du gouffre, encaissé et droit, et monterons en zigzag par les lames à notre gauche, jusqu’à des plans où la vallée se divise en deux. À droite, nous quitterons une vallée secondaire et chercherons la crête élevée du côté droit de la gorge de la vallée principale, nous éloignant de l’exposition aux flancs orientés nord-est, très enclins à la formation de plaques. Nous nous maintiendrons sur cette crête jusqu’à un peu avant de nous diriger vers l’apparente Colhada des Clòts de Monnàs, sur lequel nous devons effectuer un flanquement obligé mais déjà moins exposé pour gagner le col. À partir de là, l’itinéraire passe au sud. Pour accéder au sommet, nous flanquons en montant légèrement vers le large col entre le Tuc dera Pincèla et le Tuc d’Arenho, en évitant de faire face à la lame sud, et nous parcourons les derniers mètres par la crête large et confortable. La descente la plus sûre s’effectue par le même itinéraire que la montée. Si la neige orientée sud est très stable, nous pouvons opter pour descendre depuis le sommet-même par sa lame sud directement à la Colhada et, depuis ce point, poursuite la descente en suivant le tronçon en montée.

Tuc de Parros

Tuc de Parros | Vall de Parros i Clòsos

Données techniques

Difficulté: Difficile

Difficulté technique:BE-S3

Modalité: Esquí de muntanya

Longitude: 14 km

Temps: 5-6h

Dénivelé: +1150

Classe terrain avalancheux: Complexe

Description

Le Tuc de Parros, par son accès facile ainsi qu’un terrain herbeux et peu rugueux sur lequel, avec une faible épaisseur de neige, il est possible de glisser sans casser les skis, est l’une des ascensions les plus populaires et fréquentées du Val d’Aran. Ici, nous vous proposerons un itinéraire circulaire, en remontant la vallée isolée de Parros, en passant par l’estanh Nere et remontant la pointe SO, à quelques 300 mètres du sommet réel, où nous pourrons arriver en ski ou à pieds en suivant la crête du sommet. Pour éviter de ramer à outrance, nous effectuerons le retour en remontant le Cap des Clòsos et une descente plus directe au Pla de Beret.

Depuis le parking du Pla de Beret, nous commencerons à descendre quelques 2,5 km en suivant la piste à côté du Noguera Pallaresa par son côté gauche en direction de Montgarri, jusqu’à la cabane de Parros. Depuis la cabane, nous commençons l’ascension par la vallée du même nom. Tout d’abord par le côté gauche du fleuve, et lorsque la vallée se rétrécit, nous passerons sur le versant ubac. Nous évitons de remonter en suivant le cours du fleuve, puisqu’il s’agit d’un piège où peuvent se produire des avalanches de petites dimensions. Lorsque la vallée s’ouvre (altitude 2 100 m), nous continuons par la partie centrale en dépassant de petites parties saillantes qui nous permettent de rapidement gagner en altitude. Nous laissons la colline au fond de la vallée, et en premier plan se trouve une ligne de crête rocheuse qui descend depuis le sommet et qui se brise dans un col apparent à mi-hauteur. Nous prenons la route vers ce col, en évitant de nous approcher du versant SE de la Sèrra dera Mòrto, où des plaques instables se forment souvent, ou, lors d’épisodes de chaleur ou de fort ensoleillement, des avalanches de neige humide se détachent. Depuis le col, nous commençons un flanquement décidé pour traverser la vallée orienter vers le nord-est jusqu’à la crête. Nous continuons à remonter par le terrain toujours plus doux, laissant la cuvette avec l’estanh Nere de Parros en bas, à notre droite, et en évitant les accumulations qui ont pu se former proche de la ligne de crête. Nous arrivons au sommet d’où nous pourrons contempler un magnifique panorama avec l’imposante silhouette du Tuc de Maubèrme vers le nord.

En cas de doute quant à la stabilité de la neige, nous commençons la descente par le même itinéraire de montée. Si la stabilité sur le tronçon du flanquement nord-est est bonne, nous pouvons quitter le col à droite et continuer vers le bas par la vallée nord-est jusqu’au plan où se trouve une perche d’enneigement. De ce point ou d’en haut, si avons descendu la vallée en suivant les traces de la montée, nous remontons le Cap des Closòs en faisant un tour par son versant nord-ouest. Depuis le sommet, nous descendons légèrement, mais sans entrer dans la vallée du Barlongueta, pour enchaîner avec la ligne de crête du Tuc deth Miei. Nous la remontons jusqu’au même sommet, et descendons directement vers le parking de Beret, en évitant les vallées plus escarpées où, parfois, se trouvent des accumulations instables de neige.

Montlude

Montlude | Uishèra

Données techniques

Difficulté: Difficile

Difficulté technique:BE-S3

Modalité: Ski de randonnée

Longitude: 19 km

Temps de montée 5h et la descente 2h

Dénivelé: +1530

Classe terrain avalancheux: Exigeant

Description

Dans le secteur nord de l’Arán, enclavés par les vallées de Toran au nord, la Garonne à l’ouest et le Varradós au sud est à l’est, se détachent les formes singulières et visible depuis de nombreux endroits de la vallée d’Arán, du Montanha d’Uishèra et du Montlude. Atteindre son altitude maximale depuis le village d’Arres constitue une journée de ski longue et exigeante que nous recommandons d’entreprendre avec des neiges stables et rapides, surtout en orientation adret. L’effort se trouvera récompensé avec le panorama spectaculaire de toute la crête des montagnes qui limitent la Vallée d’Arán avec le versant sud des Pyrénées, le Pic d’Aneto et Maladeta, et les trois milles de Luchon.

Depuis Arres de Sos, nous pourrons normalement monter en voiture par la piste goudronnée au départ en direction de Bassa d’Arres, jusqu’au virage où se trouve le dépôt du village. Là, nous commençons à remonter par les prés ouverts de pente douce en direction du nord, jusqu’à rencontrer de nouveau la piste qui a déjà bifurqué. Nous la prenons en direction de l’ouest, et nous montons à travers le bois de pins rouges, et après deux forts virages nous trouvons en haut de la piste, sur la gauche, une clairière avec une petite cabane de pierre (altitude 1 725 m). Nous sortons dans cette clairière 50 m plus haut, en direction du nord-est, jusqu’à rencontrer un chemin qui monte en diagonale. Nous l’empruntons et le suivons en direction du sud-est. Selon l’épaisseur de la neige, il pourrait nous coûter de perdre ce chemin, étant donné qu’il est fermé pour non-utilisation. Pour référence, nous devons aller sur la large courbe à l’altitude de 1 875 m de la même piste que nous avons quitté avant. Nous reprenons la piste et ne la quittons plus jusqu’à arriver au Plan d’Uishèra et sa cabane de berger. À partir de là, nous voyons clairement en direction du nord la fracture que devons atteindre, entre les cimes de la Montanha d’Uishèra et le Tuc de Sacauva. Une fois gagné la brèche, nous allons vers le Tuc de Sacauva et continuons par la ligne de crête en direction nord-est jusqu’à la Penha Blanca (2 287 m). De là, nous perdons quelques mètres par l’arrête nord (gauche) et effectuons une courte descente par la petite vallée en pente peu abrupte (orientation nord-est) comme la barre rocheuse que nous avions avant en dessous depuis Penha Blanca. Nous arrivons à l’emplacement des Horats de Margalida. Nous remontons par les pentes peu escarpées à la gauche du gouffre jusqu’à l’estanh Long de Vilamós. À présent, il convient de faire un flanquement ascendant, en suivant la même direction nord-ouest, pour aller chercher le chemin qui nous portera au lac Redon et un peu plus avant, un bassin secondaire. Nous continuons à gagner en altitude, en maintenant le même cap, et en rencontrant l’arrête est du Montlude, nous tournons vers l’ouest pour gagner le Còth der Estanh. C’est un court tronçon de forte pente qui, parfois, présente de grandes accumulations de neige. Comme alternative, nous pouvons faire un tour à la montagne et gagner le col par le nord, normalement davantage pelé et gelé. Depuis le col, nous poursuivons par la large crête et avec une facilité relative jusqu’au sommet. Nous effectuerons la descente et le retour par le même itinéraire que la montée, avec la variante de suivre la crête depuis l’estanh Long de Vilamós, sans la quitter jusqu’au Tuc de Sacauva et la brèche attenante qui nous permet de descendre au Plan d’Uishèra.

Montgarri

Montgarri | Cabau

Données techniques

Difficulté: Facile

Difficulté technique:S1

Modalité: Raquettes

Longitude: 10 km

Temps: 3h

Dénivelé: +200

Classe terrain avalancheux: Simple

Description

Le vieux village de Montgarri est situé au-delà du Pla de Beret, en aval de la naissance du Noguera Pallaresa et à côté du Pallars Sobirà. La communication difficile accéléra le dépeuplement de la ville à la moitié du XXe siècle, et l’abandon progressif du Sanctuaire, du presbytère et de l’hôpital. Au début de ce siècle, avec la restauration du Sanctuaire et la mise en place du Refuge, Montgarri est ressuscitée et constitue ce lieu idyllique, dont la visite est incontournable. En hiver, avec les paysages enneigés, l’excursion en raquettes de faible difficulté est un voyage magique pour profiter en famille et avec les amis.

Depuis le Pla de Beret, l’itinéraire que nous proposons ici suit la piste qui passe par le côté gauche de la Noguera Pallaresa, normalement avec la neige aplatie et continue jusqu’au Sanctuaire. La descente est progressive, agréable et variée, avec des zones plus ouvertes pour pouvoir contempler les montagnes enneigées et avec des tronçons plus protégés de forêt de pin noir. Nous traversons la rivière Parros, où se trouve une cabane, et la rivière Horcalh, et la maison de Can Cabau. À 1 km, dans le lieu où nous trouvons la croix de fin, nous avons pour la première fois une vue sur le sanctuaire. Il ne nous reste qu’une douce ballade pour arriver à destination. Ne ratez pas la visite au Sanctuaire roman et le Refuge Amics de Montgarri, où vous trouverez un service bar et restaurant. Si vous êtes curieux, la villa antique se situe à moins d’1 km du Sanctuaire en suivant la piste en dessous, qui passe maintenant par le côté droit. Pour revenir, il est préférable d’emprunter le même itinéraire qu’à l’aller, puisque cette piste est réservée aux promeneurs en raquettes et skis, alors que la piste qui passe par le côté droit et ubac est beaucoup plus empruntée par les traîneaux à chien et motos neige.

Montardo

Montardo | Restanca

Données techniques

Difficulté: Moyenne

Difficulté technique:BE-S3

Modalité: Ski de randonnée

Longitude: 6,5 km

Temps de montée 3h et la descente 1h30

Dénivelé: +830

Classe terrain avalancheux: Complexe

Description

Probablement la plus classique des ascensions de la Vallée d’Arán, le Montardo est un itinéraire varié qui comprend la forêt dans sa partie basse, des lacs gelés durant la montée et une lame finale mince et élevée. La vue depuis le sommet est inégalable, avec l’Arán qui s’étend vers le nord et la partie ribargorzane du Parc National d’Aigüestortes et Lac de San Mauricio vers le sud. Il est possible de réaliser l’ascension en une journée longue depuis le Pont de Ressèc ou de la répartir en deux journées en séjournant au Refuge de la Restanca. Les différentes possibilités d’ascension, selon notre niveau de ski et la stabilité de la neige, viennent compléter une ascension qui fait honneur à la popularité de la montagne. Nous décrirons ici la montée depuis le Refuge de la Restanca. L’accès au refuge est recueilli dans une fiche à part.

Depuis le Refuge de la Restanca, nous prenons la vallée de l’Estanh deth Cap deth Pòrt. Il est préférable de simplifier notre itinéraire en partant par le lac endigué jusqu’à la partie basse de la vallée, afin d’éviter le terrain droit et enclin à purger qui se tient à notre gauche. Nous remontons la vallée en faisant attention aux possibles plaques instables des deux côtés de la gorge. Depuis le lac, nous voyons au fond le flagrant Coret de l’Oelhacrestada. À partir de la, l’itinéraire est exposé aux avalanches qui descendent du versant S des Agulhes deth Montardo jusqu’à atteindre Oelhacrestada. Il est préférable de suivre la vallée par le centre, puisqu’il faut également être vigilant quant aux petites plaques qui peuvent se former dans le manteau des petits reliefs du côté ubac. Il y a souvent beaucoup de vent dans les derniers mètres avant le col. Une fois que nous passons Oelhacrestada, il faut remonter les pentes orientées sud jusqu’au Còth deth Montardo. Dans cette zone, la neige se transforme rapidement et il devient difficile de choisir un itinéraire sûr. Une fois sur le Còth deth Montardo, la dernière lame de sommet se trouve devant nous, orientée à l’est : terrain complexe, enclin à former des plaques de dimensions considérables, qui nous obligeront parfois à renoncer au sommet. L’option la plus sûre est d’atteindre le sommet par l’arrête de gauche.

Nous pouvons redescendre par le même itinéraire que celui de la montée, ou encore, si nous avons un bon niveau en ski, une connaissance du terrain et la capacité d’évaluer la stabilité de la neige, nous pouvons aborder la descente par le déjà populaire canal « caché » et la face nord ou encore continuer par la face nord-ouest et descendre en direction du lac de Saslòses.

Tuc de Lluçà

Tuc de Lluçà | Colomèrs

Données techniques

Difficulté: Moyenne

Difficulté technique:BE-S3

Modalité: Ski de randonnée

Longitude: 6 km

Temps de montée 2h et la descente 1h

Dénivelé: +1040

Classe terrain avalancheux: Exigeant

Description

Parmi les nombreuses ascensions possibles depuis le Refuge de Colomers, le proche Tuc de Lluçà est l’option idéale si nous n’avons pas beaucoup de temps. L’itinéraire est initialement partagé avec la populaire traversée par Puerto de Caldes jusqu’au Refuge Ventosa i Calvell, mais dévie vers le sud et traverse une vallée secondaire. La dernière lame au nord-ouest, sans être un terrain complexe, nous obligera à tracer précautionneusement. À l’arrivée au sommet, nous découvrirons en vue aérienne le spectaculaire cirque lacustre de Colomers et les montagnes ribagorzanes du Parc National d’Aigüestortes et Lac de San Mauricio.

Depuis le Refuge proche du Lago Mayor de Colomers vers le haut, les arbres laissent place à des rochers et des prairies, sillonnés de lacs et de collines. Nous allons chercher la Coma deth Pòrt de Caldes, la vallée la plus marquée s’ouvrant à nous sur la droite (ouest) de l’Estanh Mòrt. Ici, nous serons exposés à des pentes escarpées et ensoleillées, d’où des avalanches peuvent se déclencher, spécialement les jours de chaleur ou de fort ensoleillement. Plus haut, la vallée se rétrécit et il faut prêter attention aux possibles accumulations des pentes de l’ubac. À ce stade, lorsque la pente se fait plus escarpée, si nous continuons vers le haut, la vallée nous amènera au Puerto de Caldes. C’est une erreur fréquente, surtout les jours de visibilité réduite. En arrivant à l’altitude de 2 250 m, nous tournons vers le sud pour remonter la petite vallée qui nous conduit jusqu’au pied de la lame du sommet. C’est un coin très sombre, à haute altitude et enclin à former des plaques qui peuvent demeurer instable relativement longtemps. Il est préférable de monter en faisant une diagonale en direction est, cherchant une pente plus douce par une crête peu marquée jusqu’à atteindre la cime. La descente par le même itinéraire que la montée est l’option la plus fréquente et sûre, car nous connaissons les conditions.

Randonnée par les lacs de Bacivèr

Estanhs de Baciver

Données techniques

Difficulté: Moyenne

Difficulté technique:ME-S2

Modalité: Raquette et ski

Longitude: 10 km

Temps: 4h

Dénivelé: +500

Classe terrain avalancheux: Simple

Description

Cet itinéraire circulaire passe par l’ensemble des lacs du cirque de Bacivèr et est idéal à parcourir en raquettes ou pour s’initier au ski de montagne. Il s’agit d’une option alternative au populaire Tuc del Vacivèr lorsque nous cherchons une excursion plus facile, tant en matière de difficulté technique que d’exigence physique. Il est également plus accessible quand les conditions météo et de neige à haute altitude sont favorables.

Depuis le parking d’Orri, nous prenons la vallée de l’Arriu Malo, entre le Cabo de Baqueira et le Tuc de Vacivèr, par l’évidente comète de gauche. Nous arrivons dans une zone plus plane et sans forêt, et continuons à chercher les clairières entre les pins, nous maintenant proche du fond de la vallée, sur la rive droite de la rivière. Nous distinguons à une distance déjà relativement proche le mur du barrage du lac de Baix de Bacivèr. Nous cherchons le chemin pour ce lieu (chemin étroit) jusqu’à arriver au lac, où s’ouvre devant nous le spectaculaire cirque de Bacivèr. De là, nous continuons en direction de l’est, entre les pins épars, nous dirigeant à droite d’une petite montagne (altitude 2 345 m sur la carte) et continuons direction nord-est jusqu’à rencontrer le premier des lacs de Dalt de Bacivèr. En fonction de l’horaire, des conditions et de notre envie, nous pouvons faire un tour au premier des lacs ou faire le tour des deux jusqu’à revenir au déversoir du premier lac. Depuis ce point, nous commençons le retour en descendant la gorge jusqu’à trouver notre trace de monter et retourner au rivage du lac de Baix. De là, nous pouvons continuer la descente par le même itinéraire de montée ou bien nous diriger vers le nord-ouest pour trouver une descente par une petite vallée secondaire. Peu avant d’arriver au parking, nous aurons retrouvé à nouveau le tracé de montée.

Tuc des Estanhets

Tuc des Estanhets | Conangles

Données techniques

Difficulté: Difficile

Difficulté technique:MBE-S3

Modalité: Ski de randonnée

Longitude: 10,5 km

Temps de montée 4h et la descente 2h

Dénivelé: +1400

Classe terrain avalancheux: Complexe

Description

La vallée de Conangles est sans aucun doute un des exemples de “grand” domaines de la Vallée d’Arán. Depuis le fond de la vallée, en regardant le flanc ombragé, il y a plus de 1 000 m de dénivelé de lames en forte pente, canaux de neige et de glace et crêtes acérées qui ferment le cirque depuis le Tuc de Contesa jusqu’au Pòrt de Rius. Le substrat granitique et l’emplacement à la limite sud de la vallée, plus exposé aux effets du vent, en font une vallée difficilement visitable aux débuts de l’hiver. Cependant, lorsque l’épaisseur de neige est suffisante, l’orientation ubac et l’accès relativement haut et pratique depuis la bouche sud du tunnel en font un secteur où nous pouvons étendre l’activité de ski jusqu’à tard au printemps. Ici, nous proposons de remonter la vallée jusqu’au Col de Conangles, d’où nous pourrons faire un saut à la source de la Ribère de Rius pour entreprendre l’ascension vers le Tuc des Estanhets, sommet et mirador privilégié des vallées Rius, Conangles et Besiberri. C’est un itinéraire exigeant, tant physiquement que techniquement, et qui parcourt un terrain complexe.

Du parking de l’Hospital de Vielha, à la bouche sud du tunnel, nous partons en direction de l’est en remontant progressivement les prés jusqu’à rencontrer la piste qui provient également de l’Hospital mais offrant plus de promenade. Nous le suivons jusqu’à trouver la convergence de la rivière Conangles et de la gorge de l’estanh Redon. Ici, nous avons deux options : durant le cœur de l’hiver, il est préférable de traverser la gorge du Redon et de continuer par l’adret de la vallée, en suivant le chemin du GR-11. Au printemps, lorsqu’il y a peu de neige sur le côté adret, nous traversons la rivière de Conangles par le gué de béton, et continuons par la piste qui grimpe sur l’ubac jusqu’à la forêt de hêtres. Dans tous les cas, nous nous maintenons le plus proche possible du fond de la vallée pour arriver au fond du cirque. Ici, nous remonterons par la vallée de la gorge de Conangles, qui reste éloignée et protégée des canaux du Contesa. La première partie requiert davantage d’efforts, pour ensuite devenir une large lame en pente modérée. Dans la partie supérieure de cette lame, nous devons entrer de nouveau dans la vallée de la gorge et continuer à monter jusqu’à atteindre la moraine frontale qui délimite la cuvette de des Estanhons de Conangles. De là, nous voyons déjà le col, mais il nous reste toujours à remonter une série de lames en pente forte, et orientées sud et ouest, en évitant le canal étroit qui descend directement depuis le col. Nous arrivons à Còth de Conangles, situé entre le Tuc de Conangles et le Tuc des Estanhets, et observons le côté de Rius. Il faut quitter la peau de phoque pour descendre quelques 70-100 m de dénivelé nécessaires à pouvoir passer en sécurité la petite vallée de la face nord du Tuc des Estanhets. Nous remontons cette petite vallée, en pente toujours plus forte, pour gagner la remarquable brèche à droite du sommet. Les derniers mètres sous la fracture sont très raides et présentent souvent de grandes et instables accumulations. Si nous ne sommes pas sûrs de la stabilité de la neige à ce point, nous faisons demi-tour. Dans un environnement très alpin, nous passons la brèche sur côté de la vallée de Besiberri et nous trouvons à seulement 20 m de dénivelé du sommet. Après avoir profité à juste titre de la spectaculaire vue panoramique, nous entamons la descente en suivant le même itinéraire que celui de la montée. Toutes les variantes de cet itinéraire que nous voudrions emprunter impliquent une forte exposition : pour cela, nous devons êtres bien assurés des conditions et de la stabilité de la neige avant de prendre une décision. Depuis le Còth de Conangles jusqu’à parking, c’est une descente continue sur 1 000 m. Profitons-en !

Randonnée par la Vallée de Conangles

Vallée de Conangles

Données techniques

Difficulté: Facile

Difficulté technique:S2

Modalité: Raquettes

Longitude: 7,5 km

Temps: 2h30

Dénivelé: +450

Classe terrain avalancheux: Simple

Description

Cet itinéraire circulaire, parcourable en raquettes, nous permet de profiter de la beauté de la forêt de hêtres de Conangles en robe d’hiver sans trop de complications techniques. En nous enfonçant dans la vallée, en levant la tête, nous découvrons un cirque spectaculaire formé par des montagnes rudes et imposantes. Bien que, souvent, le vent de Port nous incommode sur le versant sud, la vallée de Conangles reste relativement protégée et nous permet de réaliser cette randonnée en toute sécurité, y compris les jours venteux et/ou à visibilité réduite.

En partant du Refuge de Conangles, nous suivons la piste forestière en direction du nord par l’intérieur de la hêtraie. Au bout d’1 km, nous sortons du bois et traversons la gorge de Conangles par un pont en béton. Nous quittons la piste et remontons les prés en pente douce vers le nord, jusqu’à rencontrer le circuit forestier qui provient de l’Hospital de Vielha. Nous suivons cette piste en direction est, jusqu’au lieu où convergent les gorges du lac Redon et Conangles. Nous traversons l’une et l’autre gorge par des gués en béton, et continuons sur la piste qui entre de nouveau dans la hêtraie de l’ombre de Conangles. Après un premier détour, le chemin s’oriente principalement vers l’est. Lorsque les sapins et les pins volent la vedette aux hêtres, le bois n’est plus aussi dense et les premières clairières naissent : nous nous trouvons juste en dessous des contreforts du Tuc de Contesa. Ici, nous éviterons de nous exposer aux canaux nord de cette montagne et à travers des clairières et du terrain plat, nous essayerons de traverser jusqu’au versant ensoleillé de la vallée, où le terrain est plus ouvert et moins exposé. À partir de là, nous entamons le retour, vallée en dessous, direction ouest. Nous pénétrons à nouveau dans la forêt de hêtres et continuons à droite de la gorge de Conangles, jusqu’à nous trouver de nouveau à la gorge du lac Redon. Maintenant, nous allons traverser sans gué en cherchant un pont de neige ou un lieu au débit plus faible. Rapidement, nous trouvons le tracé en montée qui nous ramène confortablement au refuge, notre point de départ.