Itinéraire des septs villages

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Es Bòrdes | Arrò | Arres de Jos | Arres de Sus | Vilamòs | Begós | Benós | Es Bòrdes

Données techniques

Difficulté: Difficile

Type: Randonnée

Distance: 10,1 km

Temps: 4h

Dénivelé: 580m

Description

Le parcours relie les sept villages de la partie de Lairissa, situés dans la Montagne d’Uishèra. Ce sont les villages les plus anciens et les moins peuplés du Val d’Aran. Avec des maisons et des granges rustiques qui forment les « auviatges ». Des toits en vieille ardoise avec des typiques « lucanas », fontaines, abreuvoirs et lavoirs… font partie du charme des « vilas ». La végétation est très variée : la forêt épaisse de chênes à Artigaus ; et les noisetiers, à Es Manhaits, des vallons bordés de cerisiers ou les forêts de pin sylvestre et fougères d’Uishèra. Il offre des panoramiques de grande beauté sur la vallée de l’Artiga de Lin, le massif de La Maladeta et le Sarrat dera Entecada.

Parcours détaillé:

On part de la place de l’église d’Es Bòrdes. On descend par la rue Artiga jusqu’à la route et on prend le raccourci au Pont d’Es Bòrdes. En face, après avoir traversé la Nationale 230, on monte par le chemin abrupt, à gauche des maisons. Ensuite il y a un croisement avec des indicateurs. On prend à gauche le PR-114, sentier qui fait le tour jusqu’à la route d’accès à Arró. On traverse le village jusqu’à une petite place. Après on tourne à gauche par la rue Sant Antoni et on continue à la fin du village où il y a un autre indicateur. Au prochain croisement , on prend la direction Arres de Jos [GR-211]. Après plusieurs virages on arrive au croisement des Manhaits . On va à gauche, direction Arres de Jos. On traverse le village laissant derrière l’ermitage de San Fabián et en sortant par la rue San Joan qui, est très en pente, on passe à côté de l’église de San Joan et on arrive à Arres de Sus. Sur la place Major, on suit la rue principale en direction Vilamòs. Dans les dernières maisons, on tourne à gauche pour suivre le GR qui mène à Vilamòs. Dans la rue Major un écriteau indique le GR- 211 que l’on doit suivre. Un premier croisement se prend à gauche jusqu’à Begós et, le deuxième [borne en pierre], aussi. À Begós, on descend par la rue centrale jusqu’à la Place Major, on continue par la rue Santa Llucia et la route afin de trouver à droite l’écriteau du sentier qui mène à Benós. On suit la rue San Roc, qui longe la partie haute, et on descend jusqu’à la Place Major, où sort le sentier qui s’unit avec le premier croisement qui arrive à Es Bòrdes.

Recommandations:

Une visite à l’église de Santa María de Vilamòs, à l’Ecomusèu de Joanchiquet , à l’abreuvoir et au fourneau de chaux.

Curiosités:

Vilamòs fut le premier village fondé et reconnu dans le territoire d’Aran. Il est arrivé à avoir plus de 500 habitants. On pense que l’Ermitage de Sant Miquèu, à 1 km de Vilamòs, fut la première paroisse du Val d’Aran, au alentour du Xe siècle.

Itinéraire des 7 lacs à Colomèrs

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Estanh dera Lòssa | Estanh Major | Estanh de Colomèrs | Estanh Mort | Estanh Garguilhs de Jos | Estanh de Cabidornats | Estanh Long

Données techniques

Difficulté: Difficile

Type: Randonnée

Distance: 5,7 km

Temps: 5h

Dénivelé: 360m

Description

Le circuit lacustre de Colomèrs est un massif de montagnes disposées en cercle qui protège dans son giron une cinquantaine de lacs («estanhs»). La lente mais efficace érosion du gel aux époques glaciaires a laissé comme héritage un paysage incontournable. L’accès au refugerécompense l’effort. Tout autour c’est un lieu d’haute montagne avec des hautes cimes escarpées qui tourne autour de 3000 m d’altitude, comme la Creu de Colomèrs, le Gran Pic de Colomèrs et le Pic de Ratera. On propose une route circulaire à travers les lacs les plus proches à l’entrée du cirque de Colomèrs, reliant 7 lacs totalement différents.

Parcours détaillé:

Depuis l’arrêt des Taxis de la Montanheta, un écriteau nous indique un sentier qui monte jusqu’au premier lac: l’Etang dera Lòssa. Une fois arrivé (écriteau), sans le traverser, on prend le sentier à droite jusqu’au refuge de Colomèrs. Laissant à gauche le barrage on suit le sentier plus proche à l’Etang Major de Colomèrs jusqu’au refuge. On contourne le lac par un chemin un peu incommode et on monte par un passage étroit et glissant quand il pleut. On arrive à l’Estanh Mòrt que l’on longe sur la gauche. En montant un petit canal, les marques jaunes se séparent des rouges. On continue sur les jaunes à gauche, qui nous mène à l’Etang des Garguilhs de Jos. On contourne et on traverse l’écoulement d’eau. Le sentier monte, descend, on traverse un autre torrent. A gauche, au bas d’une cîme on observe une zone d’eau inondée. On descend un petit canal et on remonte un coteau qui donne accès à l’Etang des Cabidornats. On longe sur la gauche et on suit les marques jaunes qui arrivent à l’Etang Long. On continue à gauche jusqu’au début de l’Etang Long et on tourne ensuite à gauche par le Gr qui mène au coteau ou Còth de Clòto, où se sépare l’Etang Clòto de Baish. Après le coteau on descend jusqu’à la bifurcation et on continue le sentier à droite jusqu’à ce que le premier croisement se rejoigne, près de la rivière. On refait la partie finale du chemin jusqu’au point de départ.

Curiosités:

Les lacs glaciaires se sont formés quand la neige se retira des grands sommets nommés “cirque glacier”, laissant des cuvettes formées par l’érosion du gel et occupées actuellement par les lacs. Les pierres errantes, dans cette zone, sont de grands blocs de granite déposés dans des endroits isolés qui furent transportés par le glacier. La gentiane (genciana acaulis), de couleur bleue violet, est une plante qui étend ses racines sous terre et d’une même plante des fleurs très éparpillées sortent, bien que la première mette 12 ans à pousser. Un autre plante propre de ces contrées est l’aconit (aconitum napelus), une des plus toxiques que l’on connaisse, mortelle même à petite dose. On l’emploie comme calmant en cataplasmes pour la goutte et les rhumatismes.

Estanh Restanca

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Pontet de Rius | Restanca | Raspes de Rius | Barranc de Rius | Pontet de Rius

Données techniques

Difficulté: Difficile

Type: Randonnée

Distance: 5,5 km

Temps: 3h

Dénivelé: 440m

Description

Dans le village d’Arties commence la Vallée de Valarties. Ses vertes prairies contrastent avec les forêts de conifères et l’imposant Tuc de Montardo. L’itinéraire est un début à la randonnée de haute montagne entre les cimes escarpées, les rocailles et les lacs. C’est une partie du chemin pour monter au Montardo. On peut observer les forêts de sapin et de pin noir parsemé de quelque sorbier des oiseleurs et de sureau rouge. On remarque aussi des plantes comme le rhododendron, qui possède des fleurs roses au début de l’été, et les myrtilles et les framboises comme fruit préférés des animaux. Dans la forêt abonde la faune comme le sanglier, le chevreuil, le renard et la martre. A part, à plus haute altitude le plus nombreux c’est le chamois , en compétition avec les marmottes et, en plus petite quantité, les hermines.

Parcours détaillé:

On commence au Pontet de Rius, après la cabane on tourne à gauche en suivant les marques du GR-211. On monte par un sentier irrégulier mais défini qui serpente une fôret épaisse de pins et de sapins. Après la montée il y a une déviation. On tourne à droite et on prend de l’altitude progressivement. Le barrage se divise quand la fôret devient plus caire et, enfin, on arrive au Lac de Restanca. Le refuge de Restanca est de l’autre côté du barrage. Derrière le refuge on trouve le terrain escarpé d’Agulhes deth Montardo. L’itinéraire continu sans traverser le barrage, le GR-211 à droite monte sur un coteau. Le sentier suit la base du Tossal de Mar. Il y a une descente d’une centaine de mètres pour arrive à une petite vallée où on peut voir le point de départ. On remonte une rocaille toujours en suivant les marques de GR et on fait un détour par les Raspes de Rius. Ici où le chemin se rapproche le plus de la rivière on laisse le GR, pour aller chercher à droite le cours d’eau de Rius. On passe la rivière par-desparfois bien marqué, certains sont camouflés par l’herbe ou les fleurs, en descendant la Vallée de Rius. En passant la cabane de Rius les bornes sont plus visibles et nous mènent finalement au point de départ.

Recommandations:

Arriver jusqu’au lac de Mar o au Lac du Cap derh Pòrt. Se renseigner auprès des gardiens du refuge avant d’entreprendre ces excursions.

Curiosités:

Les restes de bâtiments ou tunnels que l’on trouve sont des chantiers commencés dans les années 40 pour rassembler l’eau de la centrale hydroélectrique de Valarties. Un chantier au dimension spectaculaire avec des barrages et 19 km de tunnels et galeries qui communiquent les lacs du bassin de Valarties, de Colomèrs et Saboredo. Le rhododendron (rhododendron ferrugineum) produit des formes irrégulières de couleur jaune qui s’appelle “galles”. Ce sont somme des tuméfactions provoqués par des insectes l’attaque. L'”huile de marmotte” c’est les “galles” de rhododendron macérées dans l’huile d’olive. C’est un anti-inflammatoire et un remède contre les rhumatismes. Le chamois ou Isard est l’un des mammifères le plus caractéristique du Val d’Aran. Il vit en altitude entre 1000 et 3000 mètres. En hiver il descend jusqu’à la limite supérieure de la fôret et en été il monte afin de chercher les pâturages plus tendres et les glaciers enneigés.

Saubaga, une promenade par le Baish Aran

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Bossòst | St.Joan Crisòstom | Carretera deth Portilhon | Bossòst

Données techniques

Difficulté: Difficile

Type: Randonnée

Distance: 5,4 km

Temps: 2h 40′

Dénivelé: 450m

Description

L’itinéraire amène le randonneur par des anciens sentiers et pistes pour connaître les alentours de Bossòst , pouvant profiter d’un merveilleux paysage avec ses végétations variées, typique de l’espace montagnard ; noisetiers, chênes, aulnes, érables et sur le chemin du Portillon, des forêts d’hêtres et de sapins blancs, avec de magnifiques vues du Pic dera Entecada et du Pic de Mieidia et sur Bossòst une vue de la Sèrra deth Montlude.

Parcours détaillé:

On sort de la cour de la tour de l’église Santa Maria de Bossòst et on monte la rue Sant Joan Crisòstom. On traverse le village jusqu’à la montagne par d’étroites rues afin d’arriver à la chapelle de St Joan Crisòstom. On continue jusqu’à une bifurcation avec indicateur et on prend la direction « itinéraire de Saubaga » à côté du ravin de Casteràs . En continuant en montant, on abandonne la piste en face par un sentier peu évident entre prairies et ravin, arrivant peu après à un sentier plus défini. A la prochaine déviation on va à gauche par un chemin de pierre et une forêt de noisetiers. La montée s’adoucit en changeant de versant et le chemin devient plus ample. Après plusieurs ravins et granges restaurées on arrive au croisement par la piste forestière qui vient du Portillon . On prend la piste sur la gauche et on suit les indicateurs et le PR. On commence tout doucement la descente jusqu’au croisement qui indique « Camin de Saubaga », Bossòst . On continue par ce sentier qui descend en pente par un talus [attention au printemps et en automne] et on arrive sur la route du Portillon que l’on prendra une deuxième fois. On récupère le sentier à main gauche en suivant les marques PR, après avoir traversé à nouveau le ravin de Samorera au village de Bossòst.

Recommandations:

Au village de Bossòst, la promenade par ses agréables et accueillantes rues et commerces est obligatoire. La visite à l’église romane de Sta Maria de Bossòst (XIIe S) une des plus belles preuves du pur style roman aranais.

Curiosités:

Tout autour de Bossòst on peut trouver 6 ermitages (avant 7). Selon la tradition, elles ont été construites pour préserver le village des épidémies du choléra et de la peste. En traversant la Garonne on trouve l’ancien « bocart » ou lavoir de minerai. Le minerai brut se transportait au moyen d’un système de téléphérique par câble aérien, avec une chute de 610 mètres de dénivellation et un parcours de 2.200 mètres de distance, procédant des Mines Victòria.

Parmi les Traces du Passé

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Les | Bausen | Les

Données techniques

Difficulté: Moyenne

Type: Randonnée

Distance: 8,3 km

Temps: 3h 20′

Dénivelé: 310m

Description

L’itinéraire passe par des terres de pâturage entre des murs et des granges, qui apparaissent dans des contrées retirées et font rappeler la vie d’antan dans la vallée. Le chemin s’écoule entre de vieux chênes et forêts clairsemées de végétation très variées. Le « Guardaner de Vernet » surprend par l’excellente panoramique sur le Baish Aran et son « santet » abrité dans un tronc, ainsi que l’attrayante et rafraîchissante rivière dans le ravin de Bausen. La particularité du village de Bausen où il semble que le temps ne passe pas mérite une visite et une pause. Au retour on profitera de la promenade à travers les magnifiques prairies de Era Lana de Les.

Parcours détaillé:

Depuis la place de la Mairie de Les on se dirige ver la Nationale 230, et on prend la direction France, jusqu’à trouver la piste goudronnée qui sort à main gauche, avant l’auberge. Au croisement, on continue à droite le GR-211-2 en direction à Bausen. Plus loin on se sépare et on continue à gauche en contrôlant les marques de GR par un chemin de pierre qui monte en zigzag à travers les murs, prairies et granges. Après avoir traversé deux édifications et un abreuvoir on continue par la piste qui monte à gauche jusqu’à un autre croisement . On continue à droite en direction à Bausen et de suite on arrive au « Guardader de Vernet ». On continue par un sentier plus étroit qui longe la montagne. On entre une autre fois dans la forêt et on arrive au ravin de Bausen. On continue jusqu’au croisement et par la piste forestière à droite jusqu’à Bausen. Depuis la rue San Pere on prend la rue Santa Eulària, qui sort à main droite, et ensuite el chemin qui descend sur la gauche pour sortir du centre urbain. A droite, la Chapelle de Sainte Anne. On descend par le vieux chemin qui croise à deux occasions la route d’accès à Bausen. En arrivant à la Nationale 230 on la traverse et on prend la route locale, une fois la Garonne traversée, au retour on arrive à Les par le GR-211 qui passe par l’Ermitage de San Blai et les anciens Bains de Les.

Recommandations:

À Les, la place deth Haro. Les thermes de la Baronnie.

Curiosités:

À Les, on continue la tradition de brûler le tronc « la quema de Eth Haro », un tronc ouvert avec des cales, qui se positionne droit, au milieu de la place du même nom. On le plante sur la place pour San Pere, on lui met une couronne de fleurs et l’année suivante, on le brûle la nuit de la Saint-Jean au coeur d’une grande fête. Auparavant les toits se faisaient en paille. Une épaisseur jusqu’à 80cm transformait la toiture comme bon isolement toute l’année. En plus de transpirer, l’avantatge de la bonne conservation de l’herbe à l’intérieur. Elle durait au moins 45 ans. Les “penalèrs” ou les marches orientées normalement du nord à l’ouest, avait la fonction de protéger du vent et de la pluise et aussi permettre l’accès au toit pour son entretien et pouvoir éteindre un feu. Les incendies étaient la cause principale du changement des matériaux sur les toits des maisons à la fin du XIXe siècle passant d’être en paille en ardoise.

Camin des Paliàs

6

Bossòst | Camin des Plaiàs | Les | Bossòst

Données techniques

Difficulté: Moyenne

Type: Randonnée

Distance: 7,8 km

Temps: 3h

Dénivelé: 380m

Description

Cet itinéraire propose une route parmi les villages de Bossòst et Les. À l’aller, par le Chemin des Paliàs, par la zone de montagne connue comme Malh Blanc, avec de la végétation variée, prédominant les noisetiers et les bouleaux, et en changeant de versant, plus ombragé, des hêtres. On peut remarquer les vues sur la Serra deth Montlude et la Montanha d’Uishèra. Le retour par la vallée, en bord de Garonne, par un chemin ouvert et commode. La proximité avec la frontière a amené à ces localités un lien historique et commercial avec la France, qui de nos jours subsiste.

Parcours détaillé:

Depuis la place de l’église de Bossòst on suit la rue Mayor jusqu’à l’Ermitage de San Ròc. On continue en face jusqu’à la marque jaune. On monte par un chemin de pierre, sec et ensoleillé. Toujours en montant on trouve quelques bifurcations que l’on prend sur la gauche [certaine converge]. On prend une montée de pierre avec une balustrade en bois et on passe devant une fontaine. Le chemin s’étrécit ou devient plus ample par le passage d’accès à des granges. On traverse deux petits ruisseaux. Après avoir passé le deuxième on arrive à une grange, à main gauche, que l’on identifie par deux grandes pierres posées à l’entrée. Juste derrière celle-là, on prend à nouveau le sentier qui, peu évident, sous forme de zigzag, gagne rapidement d’altitude par une forêt de noisetiers. On monte un dernier tronçon de virages et le sentier continu entouré par une forêt d’hêtres. Après avoir passé de vieilles écuries on descend en traversant quelques ruisseaux. Une grange envahie de végétation marque la limite de la forêt. On prend la déviation à droite, et on arrive au Pont de Serís, en ciment, on traverse la piste ample , on descend par le chemin du centre par une rampe abrupte. On entre dans le village de Les, par la rue Benqué. On traverse la route Nationale 230 en face et on franchit la Garonne. A main droite on atteint le bord de la Garonne en passant par la résidence de Les, un parc et un camping, pour suivre avec les marques rouges et blanches du GR-211 le « Camin Reiau » qui, parcourant la Garonne, arrive à Bossòst.

Recommandations:

En allant à Bossòst par le « Camin Reiau », à côté de la centrale hydroélectrique de Cledes, il y a une pisciculture d’élevage d’esturgeon et production de caviar , où l’on propose des visites guidées.

Curiosités:

Dans la langue aranaise, le mot « borda » signifie les constructions à l’intérieur ou en dehors des villages qui en hiver servaient comme grenier à paille et étable pour les animaux et en été, celle des montagnes, comme grange pour vivre quand le bétail pâturait en montagne. L’arbre du noisetier , qui se trouve dans la plupart des itinéraires, par sa dureté et flexibilité était souvent utilisé dans cette vallée pour confectionner tout genre de vannerie.

Une promenade fluviale parmi les villages de Castièro

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Vielha | Escunhau-Casarilh | Vielha

Données techniques

Difficulté: Moyenne

Type: Randonnée

Distance: 8 km

Temps: 2h 40′

Dénivelé: 300m

Description

Cet itinéraire fait partie de la piste qui monte vers l’ancienne station de ski de la Tuca, et passe par une forêt ombragée riche en frênes, érables et chênes, jusqu’à Escunhau et Casarilh. Cela permet de voir Vielha, située à la jonction des rivières du Nere et de la Garonne, sur une belle perspective aérienne. Le retour par un lieu ensoleillé est un sentier bien placé sur un relief rocheux, entre pâturage et végétation ouverte, avec des aubépines, des prunelliers et des rosiers bercé par la rivière.

Parcours détaillé:

Depuis la place de l’église de Vielha on monte par la rue Sarriulèra. A la sortie du village, au croisement des chemins, on prend le GR-211-1 à gauche, qui monte vers les antennes. On suit jusqu’au croisement et on prend à droite la piste forestière de la Tuca. Sur le chemin on trouve la Costassa, un pré avec des tables et une fontaine qui se prête pour l’arrêt et pour se rafraîchir. On continue jusqu’à un carrefour qui indique “Estanhot d’Escunhau”.On suit la déviation à gauche de l’écriteau par les marques de GR. On arrive au village d’Escunhau à hauteur de l’église romane de Sant Pèir. On continue à droite par le GR. Au prochain croisement on continue en direction de Casarilh. On entre dans le village et on descend tout droit en traversant la route C-28 jusqu’à une bifurcation que l’on prend à gauche pour rejoindre le GR-211. Un joli pont nous permet de traverser la Garonne. Le chemin gagne en hauteur et un spectaculaire paysage nous ramène è Vielha, par le nouveau omnisport et la Patinoire. On longe le côté droit de la Garonne jusqu’au pont en bois. On passe devant l’Hôpital et par la rue Arnals on arrive au point de départ.

Curiosités:

La place de l’église de Vielha était la cour d’armes de l’ancien Château de Vielha, construit vers 1345 comme forteresse commune les consuls de Vielha, Gausac et Casau. Elle fut détruite pendant la Guerre des Segadors, en 1613. Avant d’arriver à Escunhau, lieu connu comme Castièro qui donne son nom au “Terçon”, il y avait un autre château, dont il reste encore quelques ruines. Le lierre, qui trouve en abondance dans ces fôrets de la vallée, rampe avec ses racines adhérentes par les vieux troncs. De feuille persistante, elle garde toute l’année sa couleur verte couvrant curieusement tout type de feuilles caduques.

Mina Victòria

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Arres de Sus | Bassa d’Arres | Mina Victòria | Bassa d’Arres | Arres de Sus

Données techniques

Difficulté: Moyenne

Type: Randonnée

Distance: 5,1 km

Temps: 2h 15′

Dénivelé: 360m

Description

L’itinéraire permet de faire découvrir au visiteur les dures conditions de travail des mineurs pendant la première moitié du XXe siècle. C’est un parcours champêtre parmi les prairies, vallons, forêts de pin noir et sapin perchés et ces magnifiques vues. Comme une partie du parcours se fait autour de la mine : le belvédère, la maison du contremaître, les bâtiments où vivaient les mineurs, les latrines et les restes du téléphériques où on transportait le matériel. La salle des machines est le point de départ des visites guidées en été. Le retour se fait par un chemin avec des troncs et qui parcours les bouches d’entrée des galeries supérieures qui suivent le filon principal. Pour récompenser le dernier effort : un arrêt ou un pique nique au Bassin d’Arres, où vous pouvez observer l’élevage de tritons de têtards, avant de revenir à Arres de Sus.

Parcours détaillé:

Depuis la place Major d’Arres de Sus on monte par le chemin des Prats laissant à droite l’église de San Joan. On passe devant les dernières maisons et à la bifurcation on prend le chemin à gauche qui traverse plusieurs fois la piste forestière et la zone de pâturage qui rejoint l’itinéraire de la Mine Victòria qui, bien signalisée, descend progressivement jusqu’à la zone des exploitations , où la Salle des Machine est aménagée comme lieu de rencontre pour les visiteurs. Après avoir visité la partie des bâtiments, on continue à monter par les marches avec les troncs en suivant les différentes galeries et les entrées de la mine. Plusieurs ravins se croisent et après une forêt de sapins élancés on arrive au Bassin d’Arres . On continue par la piste forestière en descente jusqu’au chemin de retour en montée pour arriver de nouveau à Arres de Sus.

Recommadations:

Une visite guidée à travers la galerie Sacosta de la Mine Victòria. Cette visite se fait uniquement en période estivale.

Curiosités:

Au début du XXe siècle on commence l’exploitation du zinc et du plomb [sphalérite et galène] dans la zone d’Arres. En 1912 la Mine Victòria fonctionnait en plein rendement, année où s’est mis en marche le lavoir ou « bocard », de Bossòst, où travaillait en partie des femmes et des enfants, dans la dure tâche de séparer le minerai utile et stérile. Avant on faisait un premier criblage à côté de la mine qui se transportait par des mules. Cette mine fut la plus importante de la région par sa situation elle pouvait fonctionner toute l’année. Le triton des Pyrénées (euproctus asper) est un amphibien, espèce endémique des Pyrénées. Il mesure 16 cm avec le dos de couleur sombre et la peau rugueuse, et une bande de couleur orangée dans la partie du ventre. Il vit dans les eaux froides des montagnes. Dans la période d’accouplement il passe des heures immobiles enroulées à son partenaire. La digitale (digitalis purpurea) est une plante très attrayante, avec des grappes de fleurs roses pourpres, mais elle est extrêmement toxique. En médecine on l’utilise en petite dose, comme un tonique cardiaque en cas d’attaque (digitalina).

El Hayedo de Carlac

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Bausen | Ermita de Sant Roc | Bordes de Carlac | Coret de Pan | Bausen

Données techniques

Difficulté: Moyenne

Type: Randonnée

Distance: 5,0 km

Temps: 2h

Dénivelé: 275m

Description

Bausen est un charmant village, caché là où le versant de la montagne de Vacanera s’adoucit un peu et permet l’implantation d’un village avec ces prairies et pâturages aux alentours. L’accès se fait par une route locale sinueuse qui augmente en altitude sur la Garonne. Village qui garde en vie une histoire d’amour pas si lointaine. Le parcours se fait longeant le versant de la montagne par un chemin bien tracé, et ensuite on entre dans une merveilleuse forêt d’hêtre où les petites ébauches de civilisation, comme un abreuvoir fait de grandes ardoises, les « bordes », dispersées dans la montagne ou quelques passerelles en bois sous forme de pont, ne modifie pas le milieu naturel. On retrouve la lumière et les vues panoramiques sur Bausen et le Baish Aran une fois dépasser le Coret de Pan.

Parcours détaillé:

Depuis le parking à l’entrée du village on prend la rue San Pere, où un indicateur nous dirige à travers les rues en pente. On continue par les marques de GR à droite, jusqu’à la sortie du village. On passe par l’ermitage de San Roc et on laisse les antennes sur la droite. Marchant sur terrain plat bien construit on arrive à la forêt qui au fur et à mesure devient plus épaisse mais le chemin ne disparaît pas. On laisse un abreuvoir. On passe devant l’entrée d’une grange et on traverse un torrent par une passerelle. Plus loin il y a une bifurcation. On suit le GR sur la gauche, par la montée. Presque toute la dénivellation se fait à cet endroit. On arrive au point le plus éloigné du parcours. Après une petite descente on retraverse le même torrent sans le pont. On projette jusqu’à sortir de la forêt. On passe le Coret de Pan y on continue à travers les prés avec les « bordas » disperses jusqu’à apercevoir les toits et arriver au village de Bausen.

Recommandations:

Approchez-vous de l’abreuvoir couvert en direction de la forêt de Saplan ou une visite au cimetière de Thérèse .

Curiosités:

Au début du XXe siècle, deux jeunes très amoureux, demandèrent la permission au curé de les marier, mais comme ils avaient une certaine parenté, il ne le permit pas sauf s’ils payaient une « dispensa » que l’église exigée. Ils étaient pauvres et ne pouvaient pas payer. Après maintes requêtes, ils optèrent pour vivre ensemble. Lorsque Thérèse mourut, à 33 ans, le curé refusa de l’enterrer dans le cimetière. Tout le village se rassembla afin de construire en dehors de Bausén un cimetière civil pour Thérèse dans un coin solitaire et tranquille. Les chocards à bec jaune, aux plumages entièrement noir, au bec jaune et aux pattes rouges délectent au spectateur avec son vol, et profitent donc des courants d’air pour faire des acrobaties osées. Ils font leurs nids dans des fissures audessus de 1800 mètres. Comme ils sont très sociables et aussi avec le froid, ils descendent souvent aux endroits les plus bas de la vallée.

Le Ravin de Corilha

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Unha | Barranc de Corilha | Gessa | Unha

Données techniques

Difficulté: Moyenne

Type: Randonnée

Distance: 3,6 km

Temps: 1h 30′

Dénivelé: 330m

Description

L’itinéraire réunit les villages d’Unha et Gessa. On passe par une petite forêt de chênes, rênes, cerisiers et noisetiers, comme des espèces les plus remarquables et les zones de pâturage proche aux villages, dans Le versant ensoleillé du Pui de Unha. Cime, qui s’élève à 1000 mètres au dessus, et descend jusqu’à la rivière qui sillonne le cours d’eau de Corilha. On voit une belle panoramique sur la vallée, les montagnes, les villages du « Terçon de Pujòlo » et le Massif de la Maladeta.

Parcours détaillé:

On commence au parking du centre d’Unha. On monte par la rue Major afin d’arriver à la rue Sant Martin, où commence au bout de la rue chemin qui monte rapidement. Après avoir passé une grande partie de dénivellation, on peut profiter de la vue. Après une autre montée en zigzag on sort de la fôret et par des pâturages on continue à monter en suivant les poteaux avec une marque jaune. Après la rocaille on arrive à un carrefour de chemins, avec un indicateur. On suit direction Gessa par le PR-112. Le sentier va chercher le cours d’eau de Corilha et descend jusqu’à Gessa. On continue par la rue Riu jusqu’au dernier pont. On monte la rue en direction opposée au pont, qui passe près de l’église de Sant Pere et Casa Rosa. On arrive au rond-point, où un autre écriteau nous indique la piste qui mène de retour à Unha, en entrant par la rue Major.

Recommandations:

A Unha, l’église romane de Santa Eulària, Çò de Brastet et le moulin à farine. A Gessa, Casa Rosa, une maison seigneuriale avec une tour en angle et des fenêtres de la Renaissance.

Curiosités:

Les “Terçons” sont la division territoriale interne du Val d’Aran. A Unha, Çò de Brastet, bâtiment seigneurial du XVIe siècle, est une des édifications civiles au fonction militaire les plus représentatives a l’Aran. Le pissenlit commun ( taraxacum section Ruderalia) est une plante vivace, aux fleurs jaunes, très communes dans les chemins. Ses feuilles tendres se mangent en salade et ont des propriétés dépuratives, diurétiques et digestives. Elle est d’un grand intérêt apicole partout dans le monde, pour sa quantité de nectar et pollen qu’elle produit. Le geai, est un oiseau de la famille et la taille d’un corbeau, facilement audiable et visible par son vol en rase-mot-tes entre les arbres. Il a un joli plumage, de couleur brune, avec une tâche blanche et des raies bleues sur les ailes qui l’identifie.